• 5 octobre: Bartolo Longo, l'apôtre du rosaire

     

     


    On honore sa mémoire le 5 octobre


    Le Bienheureux Bartolo Longo, l'apôtre du Rosaire

    Le Bienheureux Bartolo Longo est né le 11 février 1841 près de Brindes en Italie. Après une enfance pieuse, Bartolo Longo étudie le droit à Naples à partir de 1863, où il subit peu à peu l'influence de l'anticléricalisme. Il en devient athée et participe à des manifestations contre le pape et contre l'Eglise. Fasciné par la magie, Bartolo se laisse aller à la divination et au spiritisme. Il devient même médium et prêtre spirite, ce qui lui vaudra de subir les assauts répétés du démon.

    Mais son bon ange veille sur lui : un vieil ami le professeur Vincent Pepe, lui conseille de se repentir et de se confesser. Avec l'aide du Père dominicain Radente, Bartolo retrouve le chemin de la foi et de la pratique religieuse. Une nouvelle vie, au service de la sainte Vierge, commence pour lui. Il se met à réciter chaque jour le Rosaire et entre dans le tiers-ordre dominicain sous le nom de Frère Rosaire (le 7 octobre 1871, troisième centenaire de la victoire de Lépante). Il a trente-et-un ans et étudie les oeuvres de St Thomas d'Aquin.

    La comtesse Marianna de Fusco, riche veuve, l'invite à venir et à s'établir chez elle en qualité de précepteur de ses fils et d'administrateur de ses biens, non loin des ruines de l'antique Pompéi voisine de Naples. Là, il se rend compte de l'effrayante pauvreté spirituelle et matérielle des paysans de la région. Que faire face à de telles nécessités ? Il commence par la fondation d'une fraternité du Très Saint Rosaire. Il parcourt la campagne, entrant dans les fermes, pour enseigner aux gens à prier et pour y distribuer médailles et chapelets.

    Un jour, ayant reçu en don un tableau très abîmé de Notre-Dame du Rosaire (du XVIIe siècle et de l'école de Luca Giordano), Bartolo le restaure et obtint de l'installer dans une église de Pompéi le 13 février 1876. De ce jour, une pluie de grâces et de miracles se multiplie. Cette dévotion se répand dans toute la région et des pèlerinages commencent. En 1878, il publie Histoire, miracles et neuvaine de la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi et il compose une neuvaine bientôt enrichie d'indulgences.

    Léon XIII le reçoit le 3 février 1884 et l'encourage à lancer un nouveau journal Il Rosario et la nueva Pompei. Bartolo Longo reçoit ensuite la permission de construire une église sur les terres de la comtesse de Fusco. Ce sanctuaire est achevé et consacré en 1887. Le tableau miraculeux y est transféré. Entre temps, une campagne de calomnie s'étant élevée, Bartolo Longo consulte le pape qui lui conseille d'épouser la comtesse : « Il n'y aura ensuite plus rien à dire ». Le mariage est célébré le 19 avril 1885 mais ils font tous les deux voeu de chasteté, ce mariage demeurera donc virginal.

    L'oeuvre de Pompéi continue à s'étendre. Une nouvelle ville se construit autour du sanctuaire et devient une cité mariale. Bartolo Longo crée un orphelinat pour filles, le confiant aux Filles du Rosaire, institut religieux qu'il vient de créer. Il fonde aussi une maison pour l'éducation des enfants des prisonniers. Bientôt une trentaine de bâtiments entoure le sanctuaire, dont un hôpital, une imprimerie, une gare, une poste, etc…

    Dans la région, la misère d'autrefois cède la place à une prospérité fondée sur le travail. Le sanctuaire de Notre-Dame du Rosaire est érigé en basilique le 4 octobre 1925, fête du cinquantième anniversaire de sa fondation devant  cinquante mille fidèles et vingt-quatre évêques.

    L'apôtre du Rosaire, qui n'a cessé durant toute sa vie de demander la définition du dogme de l'Assomption, meurt le 5 octobre 1926 à quatre vingt-cinq ans dans la pauvreté la plus absolue ayant donné quelques années auparavant tout ce qu'il possédait au Saint-Siège.

    Il est enterré à Pompéi aux pieds de l'image miraculeuse. Il sera béatifié par le pape Jean-Paul II le 26 octobre 1980. Sa fête est le 6 octobre. Par amour de Marie, il était devenu selon ses propres dires, apôtre de l'Evangile, écrivain, propagateur du Rosaire, fondateur d'instituts de charité, mendiant pour les pauvres.

    Sa prière personnelle était « Sainte Mère tant aimée, en vous repose toute ma peine, ma confiance et mon espérance ».

    Le pape Jean-Paul II sans sa lettre apostolique sur le Rosaire (16 octobre 2002) cite à cinq reprises Bartolo Longo qui définissait le Rosaire comme la « douce chaîne qui nous relie à Dieu ».

    « Si tu cherches le salut, répands le Rosaire »


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